29 août 2006
Allonge-toi sur l'opale du sacrifice - il abat son couteau
Éjacule ta haine !
Crie tes blessures écrasée de sang maudit noir
Orgasmes - déchirures peuplées de toi de douleur
Impuissant réceptacle qui se débat vain jaillisent
...
Ce n'est pas fini. À vrai dire je manque de mots. À vrai dire ça fait pas mal de temps que je n'arrive plus à finir ce que j'écris.
Un peu d'influence de Tristan Tzara et de Jacques Roubaud là dedans. Et aussi d'une histoire qui arrive à une fille dans mon entourage.
05 juin 2006
Les souvenirs m'assaillent
Souvenirs et broussailles
d'antérieures années
Vous enserrez mon coeur
Contre les jours perdus
Les amours qui se meurent
Les désirs révolus
Moi, je m'arrête alors
Sur le bord d'une rivière
Ou d'éreintés efforts
Et légers et amers
Coulent tous, et muets
Sans un bruit et hurlant
Immobiles regrets
Luttes, rivières de sang
M'appellent et me déchirent
Et me font espérer
Ce passé dans le pire
Ce futur regretté.
Les souvenirs m'assaillent
Et puis : moi, étonné.
02 juin 2006
Élan vers l'Idéal
Ciel
Ciel damné qui m'aspire
Ô peur quiète et absurde et espoir malhabile !
Ville
Ville machine d'âmes
Ô solitude amie et plénitude infâme !
Femme
Femme, salvatrice hydre
Absence martelée et puis je ne suis rien.
16 avril 2006
Alexandrins du diable ! (pas fini)
Alexandrins du diable !
Courrez hors de mon cœur
Érections minables
D'amour et de rancœur
Écœurantes fractions
D'amère poésie
Ma solitude infâme
Vous pèse et vous vomit
Longtemps je veux écrire
Et toi, riche et frappant
Tu jaillis de la lyre
Jusqu'un Styx enivrant
Je jubile et rejoins
(car c'est la voie facile)
Des poètes anciens
Le fantasme du style
Hypocrisie béante
Peuplée de faux sublimes
Le ridicule arpente
Tes richesses infimes.
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(avril 2006)
15 avril 2006
Seul ton nom m'est resté
Vieille hôte de mon cœur
Seul ton nom m'est resté
Comme dernière lueur
D'un amour espéré
Idéal éreinté
Qui me nargue et qu'attend
Mon esprit enivré
Aux tempêtes d'antan
Je ne t'ai pas connu
Mais je t'ai désiré
Ô belle âme perdue
Que je voulus aimer
Je t'aime ô sainte mère
Qui absente et rêvée...
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Avril 2006.
La suite n'a jamais été écrite.
07 mars 2006
Ô solitaire amour et tu n'es jamais là (Pas fini)
Ô solitaire amour et tu n'es jamais là
Et mon cœur esseulé, et triste, même amer
Fatigué et naissant, innocent et pervers
Te cherche et puis te perd et puis ne vivra pas.
Alors tout s'assombrit mais tu n'es jamais clair
Tourbillon de lumière effrayé par la vie
Ô tourments fascinés, Ô douloureux amis
Je veux confier mon cœur en ces quatorze vers
Ô toi qui n'était rien, qui a rêvé l'amour
Qui a mené mon cœur aux plus lointains détours
Toi qui transporte l'âme, et habille et dénude
Je t'espère souvent, Ô voile épais et sourd
Poète et tourmenté, impatient séjour
Impassible destin, cruelle solitude !
16 février 2006
Intérieur et Vide
Lumière, sombre, Intérieur. Absolu. Fébrile. Penser. Toujours rien. On ne voit pas le bout du tunnel. Je suis libre dans le vide, infini. Étendue grise - morose - pas d'obstacle à rien. Je te préfère encore
Bulle. Bulle infinie. Esprit perdu, pas d'obstacle -respires - pas joie, vide. Eu dessus : Vide je marche - courre - Voler. Vide. Je suis. Seul. Il y a désolation absente, puis recherche, et vide. Il y a la folie absente. Pas d'obstacle à rien.
Seul, amour, désir et puis Rien
Triste larme de gris - Gris chemin.
Fenêtre. Poignée. Tirer. Fermée. Prison de verre, grise et floue, j'essaie de m'éblouir, je désire, je n'y arrive pas. Rien de moi. L'esprit voit le fenêtre. Regarde. Désire. Le cœur, tourne le dos.
Mais c'est le vide. Vide. Derrière la barrière, c'est le vide. Il suffirait d'un pas. Je suis libre. Et cette liberté n'ébranle pas les barreaux de ma prison - ne les atteint pas. Un pas. Lève toi ! Vide. Je cherche. Rien. Tristesse me manque. Seul je suis.
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(surement vers février 2006)