30 août 2006
Nihilisme (ou : Je pense donc je ne pense pas)
Dernièrement, quand je parle de moi, je me définis sur le plan «religieux» comme «Athée nihiliste limite anarchisant».
Mais je voulais parler plus en profondeur de ce nihilisme.
Le nihilisme, c'est d'abord croire à rien. («croire à : rien», et non «ne croire à rien»). Donc nier l'existence d'un bon nombre de choses. En fait, et plus clairement : La pensée et les sentiments sont un ensemble de réactions chimiques dans le cerveau. Donc pas grand chose. Le sens lui même (donc le sens de la vie, donc et mais aussi tout le reste) n'est qu'un concept, donc encore moins. Donc rien.
À partir d'ici, le sens n'existe pas. Donc ce que je dis n'a plus aucun sens. Tout concept est également inexistant. Donc plus de morale, plus rien quoi.
On en est à : rien. Ce que je dis ne veut plus rien dire. Mais je continue à le dire.
Si le lecteur continue à penser à ça, il va se dire que du coup je ne peux être un authentique nihiliste. Puisque je continue à le dire. Puisque je produis du sens. Et c'est vrai.
Ce qu'il y a c'est qu'en passant la porte sémantique du nihilisme réel, on élimine justement ce sens : pour comprendre la réalité, il faut éliminer la compréhension. Vous me direz que la compréhension n'existe pas. Mais et donc c'est dur à comprendre. Il reste qu'une porte qui disparait au moment ou vous la passez (et pas après), c'est dur à passer. Donc la porte de compréhension universelle - nihilisme dont je vous parle là, cette limite, elle n'existe que de nôtre coté. C'est absurde, ce qui prouve ce que je dis. (Et puis c'est quand même pas mal niveau point de non retour et suicide et tout ça.) Donc bof bof.
Mais au moins avoir toute cette histoire en tête. Donc je suis un peu nihiliste. Voilà.
Je ne sais pas si c'est clair.
(À noter que tout le monde ne définit pas le nihilisme comme moi. À voir aussi, le nihilisme dans Wikipédia.)
24 juin 2006
Enfant de la nuit, ton chemin est sombre.
Marche
Marche vers l'oubli
Vers la lumière
Oubliée.
09 juin 2006
Choix
- Je préfère être malheureux et intelligent que heureux et con
- Mouais mais bon, je sais pas... À la limite je me dis...
C'est peut-être une question d'éthique...
02 juin 2006
Au revoir et bonne chance !
Et je sombre dans l'oubli.
Solitude. Toi que j'ai tant haï. Toi qui fus seule guide, seule issue, seule amie. M'aimeras-tu encore ? M'enfermeras-tu encore dans ton affreuse liberté où, triste et coupable, je me laisse aller à l'isolement ?
Toi qui m'a tiré de ma condition d'être social pour me faire être humain, toi dont j'ai honte, toi qui me hante, m'abandonneras-tu enfin ?
Et je demeure, plein d'angoisse et d'espérance, plein d'amour et sans personne à aimer. Parce que j'ai besoin de toi, et parce que tu n'es pas là.